Rêvé... Hasard
Sans, de l'Amour, les élans amoureux,Ni, de la Passion, les baisers langoureux,
Mon jeune Coeur, esseulé, de la Vie,
Perd régulièrement l'Envie.
Il a, pour alléger sa souffrance,
Une naïve espérance :
Que se croisent, par un heureux, un fabuleux Hasard,
Deux fugitifs en cavale, deux coeurs fuyant leurs lézards.
L'espérance de rencontrer,
Au gré du hasard, réfugié dans sa majestueuse contrée,
Un fier, un noble, un singulier seigneur,
Qui offrira à mon coeur en exil, son coeur comme Demeure.
Et quand, sur cette région connue d'eux seuls, tombera la nuit,
Fuira de leurs coeurs l'Ennui,
De n'avoir aucune flamme,
Pour éclairer en chemin... leurs âmes.
Ô ! fatalité ! et si par ta faute, je ne le rencontrais pas !
Avant que sonne l'heure de mon trépas,
Avant que s'éteigne dans mon coeur toute vie...
Alors ! ô alors ! mon Espérance mourait inassouvie !
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