Les PÈLERINS de l'HIVER

Publié le par Tamara

 

 

Poème juste pour toi, Treize, mon ami pèlerin. Viens ! je t'amène. Enfile tes bottes d'hiver, ton manteau, ton foulard en laine, tes gants, ta tuque, et tout accessoire te semblant nécessaire pour te protéger du froid, nous partons, tous les deux, vers une terre où souffle non pas le zéphyr mais bien l'aquilon, qui coupe le souffle et force les pèlerins de l'hiver, à quintupler leurs forces pour confronter sa puissante force, à s'esclaffer pour se réchauffer en chemin, et ne pas laisser les vents contraires les étouffer, les frigorifier.            

Par une soirée glaciale, de janvier,

 Sur une route de gravier,

 Étalant son longitudinal lit de glace,

 Je glissais, à la recherche d’une place,

 

 

D’un gîte où réchauffer,

 Mes membres, mes extrémités, transis ;

 Où détendre, mes poumons saisis,

 À chaque respiration, par de cinglantes bouffées.

 

 

Un ciel clair d’hiver éclairait

Mon chemin, étincelant chacun de mes pas,

Me disant tout haut : comme ces étoiles me plairaient

Sans cette froideur dans leur rayon, rappelant celle, du trépas !

 

 

Dans la plaine déserte et argentée,

Dispersés, ici et là, des arbres, à la ramure grelottante ;

Au loin, quelques montagnes, agrémentées

De formes hétéroclites et  inquiétantes…

 

 

Aucun signe de vie, à part, maintes

Échos, de maintes et sourdes plaintes,

Lancées par de douteuses créatures,

Des semblants d’animaux, de dantesques caricatures. 

 

 

 Une voix, flottant, dans l’aquilon,  

Les champs, et les sillons,

Traversa mes oreilles ahuries,

D’entendre un chant, en plein cœur de mon safari.

 

 

Devant, se balançant, avançant d’un pas serein,   

 Un grand jeune homme, aux allures de pèlerin,

Tenant dans sa main gauche, un bâton,

Dans la mains droite, un calepin, sans nom. 

 

 Et portant, un long capuchon, par le temps noirci,

 Dissimulant, son visage, par le climat, cramoisi,    

 Et exposant, aux intempéries, son viril menton, 

 Couvert d’une barbe couleur marron, couverte d’un fil de glaçons.

  

 Le pèlerin inconnu, la tête penchée vers le sol, 

Comme envoûté par ses pieds, par leur cadence molle,

Chantonnait, se laissait entraîner,

Se laissait, tout bonnement, par eux, traîner.

À Suivre... dans une autre aventure ! Restez attentifs(ves) aux mouvements du vent, et à ses bruissements.  

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Publié dans Poèmes d'une Exilée

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T
Mais qui est donc ce pelerin ? Que fait t'il lui aussi dans l'hiver ? D'ou vient t'il ? Ou va t'il ? Bon sang, que je suis curieux moi !Tes vers sont magnifiques. En lisant ce poeme, puis en fermant les yeux, j'ai de tout de suite les images en tete, je ressens meme le froid que tu décris. Il y a quelque chose qui me touche profondément dans ce poeme mais ne me demande pas quoi, j'ai du mal à y mettre des mots.Une nouvelle fois, je crois que tes vers vont en inspirés d'autres mais j'ai hate (une nouvelle fois) de lire la suite.Merci de ce superbe cadeau, un rayon de soleil dans les nuits froides et sombres. Merci du fond du coeur
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T
Maintenant, quand tu ne dormiras pas, pense à regarder le ciel étoilé, mon rayon d'étoile saura réchauffer tes nuits froides et les éclairer. ;)<br /> <br /> Pour apaiser ta curiosité, la suite : la rencontre de deux pèlerins, le premier, perdu dans ses rêves, la tête penchée, l'autre, perdu dans ses rêves, la tête, lévée. Au moment où leurs regards se croisent commence l'aventure... :)