À une demoiselle Hirondelle !

Ô toi, ma Belle !
Tes yeux, quoique rebelles,
Me font penser, à Celles,
Dont le coeur porte des ailes !
Dis-moi, belle hirondelle,
Lorsque tu déploies tes ailes,
T'emportent-t-elles
Vers des endroits inconnus du Ciel ?
Oh ! belle demoiselle,
Fais de moi, ton compagnon hirondelle !
Ne soit pas cruelle,
Fais moi visiter, ces coins du ciel, qui t'ensorcellent !
Oui ! envolons-nous telles des hirondelles :
Que le vent nous emporte dans sa Course éternelle,
Loin de ce Temps, de ce monde des Vivants, des Mortels.
Oui ! côte à côte, déployons nos ailes !
Voilà comment j'imagine nos veilles,
Nos voyages, vers d'inédites merveilles;
Mais ! quand je regarde au ciel, et que je t'appelle,
Déjà, je ne vois plus, au loin, que l'ombre d'une hirondelle...
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