Monstre secret

Publié le par Tamara

Beaucoup d'hommes ont ainsi un monstre secret,

un mal qu'ils nourissent, un dragon qui les ronge,

un désespoir qui habite leur nuit.

Tel homme ressemble aux autres, va, vient.

On ne sait pas au juste qu'il a en lui une effroyable douleur

Parasite aux mille dents, laquelle vit dans ce misérable,

Qui en meurt.

On ne sait pas que cet homme est un gouffre.

Il est stagnant, mais profond.

De temps en temps un trouble auquel

On ne comprend rien se fait à sa surface.

Une ride mystérieuse se plisse,

puis s'évanouit, puis reparait :

Une bulle d'air monte et crève.

C'est peu de chose c'est terrible.

C'EST LA RESPIRATION DE LA BÊTE INCONNUE.

   

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M
C'est incroyable ce texte... chaque fois que je le lis, il me donne des frissons. Une chance que tu es là, pour me présenter les misérables, que je connais un peu que grâce à toi et ta passion.
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L
Très agrable ce texte et tellement plein de vérité... Le texte documenté que tu y rajoute est une excellente idée. ça mefait penser à un texte que j'avais écrit il y a bien longtemps surla naissance d'une religion... Il faudrait que je le retrouve celui-ci...
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S
merci pour cette réponse très documentée. je ne me doutais pas de la complexité du problème. les deux liens que tu m'as laissé sur mon fil sont très interessants. merci pour tous ces renseignements.
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S
Je n'ai jamais lu Victor Hugo, peut-être par solidarité avec Baudelaire (qui ne l'aimait pas) et Juliette Drouet (qui l'aimait trop).<br /> Tes deux billets m'aident à combattre mes préjugés.
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T
Je ne peux dire les sentiments réels de C.B. envers Hugo et son oeuvre monumentale à part qu'ils me paraissent contradictoires. Ce qui ne m'étonne pas de Baudelaire étant donné sa propension à opposer Amour-Haine.  (Amour peut générer la haine et la haine provenir de l'amour ). Deux sentiments aux antipodes l'un de l'autre mais si proches en même temps.   <br /> « Vous allez en avant vous dotez le ciel de l’art d’on ne sait quel rayon macabre. Vous créez un frisson nouveau. » (V.H.) <br /> "Victor Hugo, était dès le principe, l’homme le mieux doué, le plus visiblement élu pour exprimer par la poésie ce que j’appellerai le mystère de la vie. » (C.B.)<br /> Un extrait lu dernièrement tiré des poètes romantiques du XIXe  siècle, me laisse perplexe à savoir ce que ressentait réellement Baudelaire envers Hugo :<br /> Après 1856, « Hugo fait cavalier seul : le romantisme est à son déclin, cédant la place au Parnasse, de Théophile Gautier, et, surtout, au symbolisme, amorcé dès 1857 par la publication des Fleurs du mal de Baudelaire et prolongé par les œuvres de Verlaine, de Rimbaud et de Mallarmé. Cependant, ces deux mouvements, issus du romantisme, lui rendent hommage, tout en cherchant à s’en démarquer. <br />   <br /> Charles Baudelaire résume cette admiration craintive quand il écrit dans l’Art romantique (1868) : « Tout écrivain français, ardent pour la gloire de son pays, ne peut pas, sans fierté et sans regrets, reporter ses regards vers cette époque de crise féconde où la littérature romantique s’épanouissait avec tant de vigueur. […] Victor Hugo, Sainte-Beuve, Alfred de Vigny avaient ressuscité la poésie française, morte depuis Corneille. »<br /> <br /> <br /> <br /> Merci de m'avoir fait remarquer les sentiments ambigus de C.B. face à Hugo. Ça m'a permis de trouver un site fort intéressant traitant de cette ambiguité et de l'influence que Hugo a eu sur C.B. Les liens sont sur ton fil. <br />