Des mots sur mes maux

Je vis à travers mes auteurs chéris
Qui, de par leurs romanesques écrits,
M’invitent à pénétrer leurs précieux univers
Où un soleil ardent adoucit mon rude et perpétuel Hiver.
Ces innombrables mondes peuplés de mots,
Agissent comme un baume sur mes maux;
Qui, à toute heure du jour ou de la nuit,
Agitent mon esprit de toutes sortes de bruits.
Tel un amant jamais rassasié, mon humanité,
Continuellement en quête d’éternelles vérités,
Se blottit tout contre leurs prodigieuses pensées;
Et alors mon âme sent, ces cœurs expérimentés, la panser.
Ô Dormeurs immortels ! ô Dormeuses immortelles !
Comme il étincelle mon Ciel,
Lorsque, toute émerveillée, je vous lis et relis,
Et que soudain, revivent vos êtres depuis longtemps ensevelis.