Hope

Publié le par Tamara


"WE THINK TOO MUCH
AND FEEL TOO LITTLE"

ALLEZ CHAPLIN
LAVE NOUS LE
CERVEAU
DANS LE BON SENS !

À QUAND DES
PHILOSOPHES
AU POUVOIR ?
À QUAND ?

IL FAUT ESPÉRER
EN DEMAIN
MÊME SI DEMAIN
NE VIENT
JAMAIS

IL FAUT LEVER
LES YEUX
MÊME S'IL FAUT
TOMBER


La Toute-Puissance des Croyances Collectives

Ayant acquis suffisamment de légitimité, Hitler est nommé chancelier le 30 janvier 1933. Dès le jour de sa victoire, il se fait remarquer en paradant dans les rues. Effectivement, ces démonstrations d'ordre, de contrôle et de puissance éveillaient des sentiments forts dans l'esprit des gens. Elles inspiraient le respect et la soumission à l'autorité. Le 14 juillet 1933, Hitler proclame le Parti national-socialiste comme seul parti autorisé. Dès lors, il devient libre de bâtir un monde  basé sur ses doctrines antisémites et impérialistes. Rapidement, « au monopole des centres de pouvoir politiques et administratifs va bientôt s’ajouter celui de l’information, démarche fondamentale pour contrôler l’opinion publique et l’orientation des outils de communication » (Enzo Colloti, Hitler et le nazisme). Les principaux canaux d’information, soient la radio, les journaux, le cinéma et les livres, étaient soumis à des contrôles sévères et mis à la disposition de la propagande nazie. Les instigateurs de cette dernière manipulaient, impunément, la production culturelle en vue de couper la population du monde réel et d’étouffer la moindre remise en question de leur régime.

 

Cette emprise absolue du Parti national-socialiste sur l’ensemble des activités sociales, culturelles et politiques de l’Allemagne, a transformé la propagande nazie, proprement dite, en une gigantesque propagande d’État. La nazification à l’échelle nationale a été confiée au membre du Parti nazi, Joseph Goebbels, responsable du Ministère de l’Éducation du Peuple et de la Propagande. Grâce à la main mise que détenait Goebbels sur les flux d’informations, il choisissait le contenu, entre autres, des émissions de radio ou des films. Généralement, le contenu se limitait à vanter, constamment, la suprématie de l’idéologie nazie et à exposer les valeurs de celle-ci.  À force de répétition, « les masses se [laissaient] convaincre non par les faits, même inventés, mais seulement par la cohérence du système dont ils [faisaient] censément partie » (Hannah Arendt, Le système totalitaire). La cohérence mentale est une composante essentielle de la psychologie des foules. Elle « leur permet de comprendre les événements, de déchiffrer le sens de l’univers instable et complexe dont elles semblent être le jouet » (Serge Moscovici, l’âge des foules) Ainsi, en répondant au besoin que ressentait la nation allemande de fuir une réalité trop chaotique et incompréhensible, le régime nazi a conquit les foules en quête d’une vison claire du monde.

 

Le régime d’Hitler était basé sur de nombreuses croyances, auxquelles les Allemands ont adhérées avec beaucoup d’ardeur. Le chef du troisième Reich a réussi à transformer ses idées en croyances. Ce succès revient, en grande partie, à la séduction qu’il exerçait sur les masses. Ce sont surtout ses talents d’orateur qui ont grandement favorisé l’adhésion de la population à ses doctrines. Hitler charmait par sa personne. Il adaptait ses gestes, ses intonations, ses paroles en fonction des réactions du public qui l’écoutait. Instinctivement, il s’émotionnait avec lui, saisissant ainsi ses pensées. Ce grand orateur, « pour persuader, [savait] sortir de sa pensée, pénétrer dans celle de ses auditeurs, et vibrer à l’unisson de la foule qui l’[entourait] » (Le Bon, La psychologie politique et la défense sociale). Selon Le Bon,  il y a quatre facteurs fondamentaux à la base de la formation des croyances populaires, soient : « le prestige qui suggère et impose; l’affirmation sans preuve qui dispense de la discussion; la répétition qui fait accepter comme certaines les choses affirmées; la contagion mentale qui rend vite très puissantes les convictions individuelles les plus faibles » (Ibid). Pendant le règne d’Hitler, tous ces éléments ont été habilement exploités à diverses reprises, et dans diverses situations.

 

Effectivement, les talents de séduction du Führer et son prestige lui ont assuré une dévotion absolue de la part des foules. Lors des fameux rassemblements organisés par les nazis, celles-ci ressentaient un puisant sentiment de communion, renforcé par de nombreux symboles : chants, allégories, drapeaux, salut au chef. Ces rassemblements étaient l’occasion privilégiée pour célébrer l’attachement que ressentait les foules envers leur chef et les idées qu’il personnifiait. L’état psychologique de ces individus, réunis pour célébrer un homme, était favorable à la formation de croyances profondément ancrées. C’était le moment opportun, pour Hitler, de focaliser la pensée des gens en exposant des formules frappantes et en évoquant des images claires. Entre autres, la position antisémite était, continuellement, valorisée. Des images, des paroles alimentaient la haine des foules contre le peuple juif. Le mécanisme de la répétition « [chargeait] les affirmations d’un poids de conviction supplémentaire et les [transformait] en véritables obsessions réflexes » (Serge Moscovici, L’âge des foules). Toute cette mise en scène a assuré, à Hitler, la fidélité des masses et leur adhésion à ses doctrines, même si elles allaient à l’encontre des valeurs, communément, acceptées par les sociétés occidentales et chrétiennes. De toute évidence, les croyances se propagent facilement, mais une fois propagées, l’esprit s’en défait difficilement.       


Liberté ! Égalité ! Fraternité !


Il est clair que la principale force du nazisme a été d’accorder une attention toute particulière à la manipulation de l’opinion publique. Le génie des responsables nazis a été de se rallier les masses, en pénétrant cette zone, très peu explorée, de l’esprit humain, où s’élaborent les motifs de nos actions. Il a créé un monde irrationnel (certes cohérent), qui a séduit l’imagination fertile des masses. Le nazisme renseigne sur l’influence quasi complète que peut exercer un homme politique charismatique sur les foules. Cette docilité extrême devient dangereuse lorsque celui qui gouverne les masses poursuit des desseins menaçant pour le reste de l’humanité. D’autant plus qu’« on ne lutte point avec avantage contre l’esprit de son siècle et de son pays ; et un homme, quelque puissant qu’on le suppose, fait difficilement partager à ses contemporains des sentiments et des idées que l’ensemble de leurs désirs et de leurs sentiments repousse » (Daniel Goldhagen, Les bourreaux volontaires de Hitler). Le nazisme en est la plus dramatique démonstration. Manifestement, puisque les croyances sont le moteur de la volonté, les convictions hitlériennes ne pouvaient mener qu’à des actions allant à l’encontre de la morale universelle. En effet, elles étaient basées sur des idées extrémistes et dangereuses : antisémitisme fanatisée; supériorité de la race « aryenne » sur les autres peuples; impérialisme et conquête de nouveaux territoires; mépris totale envers autres croyances, etc.  Avec le développement de la démocratie, des droits individuels et collectifs, les actions posées par les Allemands, lors de la Deuxième Guerre mondiale, portent à réfléchir sur la force des croyances occidentales, en matière d’empathie, de respect et de liberté d’expression. Ce moment dramatique de l’histoire des pays occidentaux laisse suggérer que les cultures occidentales ne valorisent pas, suffisamment, la primauté des valeurs morales relatives au droit à l’intégrité de tout être vivant.

PAR TAMARA,
QUI CROIT
QUE L'HUMANITÉ
EST TOUT, SAUF RIEN

ET ESPÈRE
QUE LES DICTATEURS
MOURRONT ENFIN !


LA NATURE REPRENANT
SES DROITS
LE COEUR DES PEUPLES
BATTRA DE LEURS
PROPRES AILES

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Publié dans Viva La Revolucion !

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