Dreamstreat

Publié le par Tamara

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Dreamstreat, titre aléatoire

"Peut-être que la nature veut-elle nous apprendre qu'une prospérité matérielle excessive n'est pas favorable au développement de la poésie, mais il est certain qu'une contrée trop fertile est rarement une contrée pittoresque. C'est du moins ce que pensait Andrée Vilmorel en regagnant la maison familiale d'un pas nonchanlant; par parenthèse, elle eût mieux fait de marcher plus vite et de moins philosopher, car le premier coup de cloche venait de sonner."

"JE SUIS PAUVRE,
ET MES RÊVES
SONT
MES SEULS BIENS.

JE LES DÉROULE
SOUS TES PAS.

MARCHE DOUCEMENT,
CAR TU MARCHES
SUR MES RÊVES..."


HE WISHES FOR THE
CLOTHSOF HEAVEN

Had I the heaven's embroidered cloths,
Enwrought with golden and silver light,
The blue and the dim and the dark cloths
Of night and light and the half-light,
I would spread the cloths under your feet :

But I, being poor, have only my dreams;
I have spreadmy dreams under your feet;
Tread softly because you tread on my dreams.

WILLIAM BOTLER YEATS
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M
Il est bon de rêver! très souvent nos rêves sont nos seuls biens et la rêverie est un domaine qui, je crois, peut appartenir à tout être humain, même si la personne concernée est de basse condition.Que l'on soit riche ou pauvre tout le monde à droit à ses rêves.Bonne journée et @+Mado.
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T
"Peut-être que la nature veut-elle nous apprendre qu'une prospérité matérielle excessive n'est pas favorable au développement de la poésie, mais il est certain qu'une contrée trop fertile est rarement une contrée pittoresque."
T
Le rêveur selon Dostoïevski : « Le rêveur est toujours pénible à supporter à cause de sa foncière inégalité d’humeur : tantôt trop gai, tantôt trop sombre; tantôt grossier, tantôt attentif et tendre; tantôt égoïste, tantôt capable des plus nobles sentiments (…) Dans l’ensemble, leur abord provoque immédiatement une impression tant soit peu mélodramatique (…) Ils aiment lire, et lire toute espèce de livres, voire de sérieux et de spécialisés, mais d’habitude au bout de deux ou trois pages ils abandonnent, parfaitement satisfaits, leur lecture. Leur fantaisie, mobile, légère, est déjà mobilisée (…) et tout un univers de rêve, avec ses joies et ses malheurs, son enfer et son paradis, ses femmes séduisantes, ses héroïques exploits, sa noble activité, et toujours quelques lutte géante, ses crimes et toutes sortes d’horreurs s’emparent soudain de l’être entier du rêveur. » Autoportrait de Fiodor Michaïlovitch en ces années d’avant la Sibérie.  ......................ET ENCORE : Bref, ça va mal, Messieurs. Messieurs ! Déjà – bien qu’en plein rêve encore – ce mot révèle le ton futur des grandes œuvres : cette façon qu’il aura d’agripper son lecteur, de le prendre à témoin, à partie ; plus tard, dans Écrit dans le sous-sol, ce Messieurs, il ne le lâchera plus, il le fera hargneux, désespéré, accusateur. Mais dès cette prime époque, malgré toute cette adolescence en lui à vingt-six ans, malgré les songes où il se réfugie, le voici qu’il est, et qu’il sera : un solitaire qui ne cesse de parler à un autre – cet autre qui est son lecteur. Sa plume est dialogue : hors du roman – qui est soit confession, soit entretien – Dostoïevski, comme dans ces Chroniques pétersbourgeoises de sa jeunesse, sera toujours face au lecteur, le tenant, ne le lâchant plus. De la part d’un rêveur réfugié en lui-même, étrange attitude, dira-t-on.  Mais non ! C’est sa seule démarche : fuite au profond de soi et puis, affrontement d’autrui; refus de tout ce qui n’est pas le motif de ses rêves, et puis, besoin de s’emparer de cet autre, cet autrui, si différent de lui et qu’il lui faut convaincre, dont il doit s’emparer. C’est une de ses plus essentielles, de ses plus permanentes démarches. Nous le retrouverons ainsi à tous ses pas. Quitter LE MONDE pour se poursuivre au fond de soi; puis, SE QUITTER, pour s’emparer su monde. Contradiction pénible, elle fut salutaire dans la mesure où elle exprimait ses deux « moi » : Le FANTASTIQUE, dira-t-il plus tard, c’est la même chose que le REÉL; sans le RÉEL il n’y a pas de FANTASTIQUE.  
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