Pour toi maman !

Publié le par Tamara


CAR JE SAIS...
JE SAIS
COMME TU L'AIMES
TON AMOUREUX
ET COMBIEN !

MON DIEU...
MON DIEU...

MOT ÉCRIT PAR
MA MAMAN (décembre 2007) :

UN BONHEUR FRAGILE

Le cancer de mon amoureux,
À la manière d'un vautour,
plane sur ce destin trop parfait

Il leur faut affronter
la plus cruelle et la plus terrible
des épreuves :

la fatalité d'une Mort annoncée.

Quelques mois de sursis
Juste le temps
d'apprivoiser la Fin.

Ce rendez-vous avec la mort
poussera ces deux êtres
idéalement unis
à faire de chaque journée,
de chaque instant,
Une fête pour l'âme et le corps.

Et mon amoureux saura,
au-delà de la mort
offrir à sa femme,
la plus belle preuve d'amour,
qui soit.

BON COURAGE...
À TOI MAMAN !
ET À TON AMOUREUX !

AVEC TOUT MON AMOUR
Danaé
Publicité

Publié dans La poésie en chanson

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
T
Je n’aime pas dormir quand ta figure habite,La nuit, contre mon cou;Car je pense à la mort laquelle vient si viteNous endormir beaucoup. Je mourrai, tu vivras et c’est ce qui m’éveille !Est-il une autre peur ?Un jour ne plus entendre auprès de mon oreilleTon haleine et ton cœur. Quoi, ce timide oiseau, replié par le songeDéserterait son nid,Son nid d’où notre corps à deux têtes s’allongePar quatre pieds fini. Puisse durer toujours une si grande joieQui cesse le matin,Et dont l’ange chargé de construire ma voieAllège mon destin.Léger, je suis léger sous cette tête lourdeQui semble de bloc,Et reste en mon abri, muette, aveugle, sourde,Malgré le chant du coq. Cette tête coupée, allée en d’autres mondes,Où règne une autre loi,Plongeant dans le sommeil des racines profondesLoin de moi, près de moi. Ah ! je voudrais, gardant ton profil sur ma gorge,Par ta bouche qui dortEntendre de tes seins la délicate forgeSouffler jusqu’à ma mort.  Jean Cocteau, Plain-chant, 1923  
Répondre