Le poémier

Publié le par Tamara


Sors de ce vieux bourbier de poésie, poète !
de sa vase gluante aux crapauds endormis.
Soulève-toi d’horreur, mais non plus à demi,
couvert de lieux communs épais, d’images blettes.

 

Jarrets gonflés par ton effort,
soulève-toi des eaux croupies du Rêve.
– Oui, c’est fait.


Mais pourquoi resté-je ainsi courbé,

vaincu par mon effort !
Un peuple de sylvains me nargue sur ces bords ?...

 

À leurs cris je me dresse en piétinant d’orgueil.
Que fais-je là ?
Je prends racine, je m’enfeuille, et
j’entends rire Pan au cœur de ma feuillée…


JE SUIS UN ARBRE À POÈMES :

UN POÉMIER.


Paul Fort, Ballades françaises

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K
C'est agréable pour moi d'ici venir,Des poète de découvrir,Pour mon plus grand plaisir,Cela ne fait que me ravir!
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