
Le Temps est flou,
Pour ne pas dire complètement saoul.
Il titube et trébuche tout en
Se moquant de l'achalandage.
Sa vision est trouble
Comme la brume qui couvre l'aube.
Le Temps est flou,
Comme les aliéniés que l'on nomme les "fous".
Son regard qui tremble
Espionne dangereusement.
Le Temps est flou
Comme un homme miope qui nie tout.
Illusion d'optique...
Oh ! que ces nuages sont doux !
Le Temps est flou
Dans ma tête j'ai égaré un clou !
Oh ! Que j'aimasse cet instant
Où ma conscience était
D'une texture un peu trop mou !

(William Turner, Pluie, Vapeur et Vitesse :
La grande voie ferrée de l'Ouest, 1844).
La rosée du matin,
Coule doucement, sur ma main.
Mon regard lointain, se pose au-delà du lendemain,
Ce destin, je l'ai songé avec tant de chagrin.
Subitement, je me suis égarée dans un train,
Se nommant, "malsain".
Aussitôt on m'a offert du pain
Qui m'a donné faim.
Cette source de tentation m'amenait
Directement à ma Fin.
Dans la grotte où j'étais assise,
Je semblais si loin.
Là où mon âme me transportait,
Tout était anodin.
Non mais quoi ? Mon lutin
Intérieur est un pauvre crétin !?
