À l'ombre de Victor Hugo

Jeudi 1 mars 2007

Monseigneur Bienvenu était simplement
un homme qui constatait du dehors
les questions mystérieuses
sans les scruter, sans les agiter,
et sans en troubler son propre esprit,
et qui avait dans l’âme
le grave respect de l’ombre.

Ce qui éclairait cette homme, c’était le cœur.
Sa sagesse était faite de la lumière qui vient de là.

POINT DE SYSTÈMES, BEAUCOUP D'OEUVRES.


La méditation humaine n’a point de limite.
À ses risques et périls,
Elle analyse et
Creuse
Son propre éblouissement.
On pourrait presque dire que,
Par une sorte de réaction splendide,
Elle en éblouit la nature;
Le mystérieux monde
Qui nous entoure rend

Ce qu’il reçoit,
Il est probable que
Les contemplateurs sont contemplés.  

(Les misérables)


La Pente de la Rêverie


Obscuritate rerum verba saepe obscurantur

Gervasius Tilberiensis

 

Amis, ne creusez pas vos chères rêveries;

Ne fouillez pas le sol de vos plaines fleuries;

Et, quand s’offre à nos yeux un océan qui dort,

Nagez à la surface ou jouez sur le bord,

Car la pensée est sombre ! une pente insensible

Va du monde réel à la sphère invisible;

La spirale est profonde et va s’élargissant;

Et, pour avoir touché quelque énigme fatale,

De ce voyage obscur souvent on revient pâle !

(les feuilles d'automne)



Par Tamara
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 8 février 2007




C'est une chose importune de se

 coucher sans souper;

C'est une chose moins riante encore,

De ne pas souper et de ne pas savoir

où coucher.

Gringoire en était là.

Pas de pain, pas de gîte ;



Il se voyait pressé de toutes parts par la nécessité,

Et il trouvait la nécessité fort bourrue.


Il avait depuis longtemps découvert cette vérité,

Que Jupiter a créé les hommes dans un accès de misanthropie,

Et que, pendant toute la vie du sage,

Sa destinée tient en état de siège sa philosophie.

Quant à lui, il n'avait jamais vu le blocus si complet;

Il entendait son estomac battre la chamade,

Et il trouvait très déplacé que le mauvais destin

Prît sa philosophie par la famine.

......................................


L'ORAGE :


Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps


Le beau temps me dégoute et m'fait grincer les dents


Le bel azur me met en rage


Car le plus grand amour qui m'fut donné sur terr'


Je l'dois au mauvais temps, je l'dois à Jupiter


Il me tomba d'un ciel d'orage source


CHANTONS JUPITER AVEC BRASSENS !


Par Tamara
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Derniers Commentaires

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Présentation

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés