mesure d'audience
 
 
Dimanche 6 janvier 2008
souris.jpg
  JOLIE À CROQUER !


Quand les individus affrontent le monde avec tant de courage, le monde ne peut les briser qu’en les tuant. Et naturellement il les tue.

Le monde brise les individus, et chez beaucoup, il se forme un cal à l’endroit de la fracture; mais ceux qui ne veulent pas se laisser briser, alors ceux-là, le monde les tue. Il tue indifféremment les très bons et les très doux et les très braves.

Si vous n’êtes pas parmi ceux-là, il vous tuera aussi, mais en ce cas il y mettre le temps…

 ERNEST HEMING WAY


***

CECI DIT, CELUI QUI A DIT QUE
« CE QUI NE TUE PAS REND PLUS FORT »

EST UN DRÔLE… DE NIGAUD.


Je t'aime bien quand même, le moustachu. C'est juste que. que. Qu'il faut que je mette ma pincée de sucre, à toutes les sauces, même les plus piquantes, sinon, sinon, ma gorge me chicote... drôlement. Sans rire !

(Chicoter : chercher querelles pour des vétilles; Anal. couiner, en parlant de la souris.) Et quand ça me chicote, faut que ça sorte et par la voix la plus rapide. TocTocToc Sortez !

Ha ! Ha ! Ha ! Laissez-moi pouffer de rire « avant que d’être heureuse de peur de mourir sans avoir ri ». Un peu de gruyère avec ça ? Non, jamais quand je ris, de peur de mourir sans avoir assez ri… de La Gruyère et Compagnie Inc. 


Qu'est-ce que tu racontes encore TAMARA ? Ce qui me passe par les pieds.


***


« Elle l’avait, il l’avait braquée. La veuve riait fréquemment. Un rire précédait et suivait ses phrases avec accent : un rire sans raison, semblait-il, simple avant-goût, simple après coup. Ce rire frisant la stridence plut au veuf, car il y a dans ses papiers : « comme un coucou. Parfois ça fait peur. Certes, pourtant j’aime l’entendre rire sans lui demander le pourquoi de son hilarité fréquente. Il se peut qu’elle rie de moi, se moque de moi. Mais il me plaît aussi de lui être risible »GÜNTER GRASS, L’appel du crapaud

 SOURIS ! DE LA GRUYÈRE

 

bruyere.jpg
Mardi 9 mai 2006



La maladie ? ne serions-nous pas presque tentés de nous demander si nous pouvons nous en passer ?
La douleur seule, la grande douleur, libère l'esprit en dernier ressort, elle qui enseigne le grand soupçon, elle qui fait de tout U un X un vrai X, un X authentique, c'est-à-dire l'avant-dernière lettre  avant la dernière des lettres...

La douleur seule, la grande douleur, cette longue et lente douleur
qui prend son temps et nous fait cuire comme au bois vert, nous oblige, nous philosophes, à descendre au dernier repli de nos profondeurs, à rejeter toutes ces confiances, ces bonhomies, voiles, douceurs et moyens-termes dans lesquels nous placions peut-être, jusqu'alors, notre humanité.

Je doute fort qu'une telle douleur nous rende "meilleurs", mais je sais qu'elle nous rend plus profonds. Que nous lui opposions notre fierté, notre sarcasme et notre énergie et fassions comme le Peau-Rouge qui, malgré les pires supplices, se paie sur son bourreau par des traits d'ironie, ou que nous nous retirions, en face d'elle, dans ce néant des Orientaux - ils l'appellent le Nirvana, - dans cette résignation muette, rigide et sourde, dans cet oubli, cette extinction de soi,

de toute façon c'est un autre homme qui revient de ces longs et dangereux exercices d'empire sur soi-même, il en rapporte quelques points d'interrogation supplémentaires, et avant tout la volonté d'interroger dorénavant, sur plus de choses, avec plus de profondeurs, de rigueur, de dureté, de malignité et de silence qu'on n'en avait apporté jusqu'à lui.

C'en est fait de la confiance qu'il a eu dans la vie : la vie elle-même est devenue un problème. Mais qu'on ne croie pas pour autant qu'il soit devenu misanthrope ! Aimer la vie lui est même encore possible ; il l'aime seulement d'une façon différente. Il l'aime comme une femme dont on doute...

Mais l'attrait de tout ce qui est problème, l'ivresse de l'X, sont trop grands chez cet homme spiritualisé pour que leurs joies n'engloutissent pas comme une flamme claire toutes les misères des problèmes ; tous les dangers de l'incertitude, toutes les jalousies, même, de cet amant. Il connaît un bonheur nouveau ...

Tiré du Gai savoir
par B'elana publié dans : Nietzsche
 

Calendrier

Août 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Newsletter

Inscription à la newsletter
 
 
Blog : Guides d'achat sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus